Marbotte

 

Les blessés


Dés le début de la guerre, le nombre de blessés se comptait par centaines de milliers ce qui n’était pas prévu. Le service de santé (brancardiers,infirmiers,docteurs, chirurgiens,...) était débordé.

Un poste de secours dans les bois

Les blessés étaient récupérés et ramenés à l’arrière (à dos d’hommes, suspendus dans les toiles de tente, posés dans des brouettes, portés sur
des mulets) , au poste de secours où ils recevaient les premiers soins. Les mourants n’étaient pas soignés. Un aumônier les aidait à mourir Le voyage d’ un blessé était très inconfortable à cause de la boue,de la violence des combats, de la mitraille.

Transport de blessés sur le front en 1916

Après le poste de secours, les blessés étaient acheminés vers les hôpitaux assez difficilement car les transports étaient insuffisants (six trains d'évacuation pour toute l’ armée Française au début de la guerre). Une fois guéris et après leur convalescence, les blessés s’ ils le pouvaient, étaient renvoyés au front. Pour d’ autres, la guerre était terminée. Ils se retrouvaient morts (toutes les opérations n’ ont pas été réussies et les maladies contagieuses étaient nombreuses), invalides, aveugles ou gazés...

Des brancardiers à Verdun en 1916

 

Premiers soins aux blessés à Verdun en 1916.

Dans l'église de Marbotte, les cadavres étaient entreposés dans les travées avant leur inhumation au cimetière. C'était le point final d'un douloureux parcours pour de nombreux soldats du Bois Brûlé, du Bois d'Ailly, de la Louvière, de la tête à vache, de la croix Saint-Jean... Après la guerre, cette petite église est devenue une sorte de sanctuaire; Des vitraux célèbrent les épisodes des combats dans cette région du Saillant.