Tranchée française au Bois Brûlé

 

Au début de la guerre, les soldats n' avaient pas de tranchée pour se protéger et s'abriter. Dès le premier  mois, plus de 300 000 soldats français ont trouvé la mort à cause des mitrailleuses et des canons. Alors les combattants des deux camps ont creusé de profondes tranchées s' étendant sur des centaines de kilomètres.
Les tranchées françaises étaient peu organisées, peu solides et moins confortables que les tranchées allemandes, car les Français ne pensaient pas que la guerre durerait aussi longtemps. Contrairement aux tranchées allemandes, les tranchées françaises étaient faites de bois, de terre, de paniers de bois tressé remplis de terre et de sacs de sable. Les Français ont construit des boyaux qui permettaient d'aller d'une tranchée à une autre en étant mieux protégés. Les abris français sont fait en bois alors que ceux des Allemands étaient plus solides. Avec le froid de l'hiver, les soldats avaient de la glace autour des jambes et de la boue dans les chaussures. Les Français n'avaient pas beaucoup d'abris souterrains et ils ne décoraient et ne sculptaient pas leurs tranchées.

Des soldats creusent un abri ou une tranchée. 


"On sort du bois, on dévale la pente, on arrive au village les épaules courbées sous le poids des outils, des caisses de cartouches, des tôles ondulées, des poutrelles de fer. On remonte l'abrupt sentier usé par les pieds innombrables, glissant comme une patinoire ; on pénètre sous bois, à petits pas, essoufflés et suants. Une rafale de balles, on se jette à terre. La rafale passée, on repart. "

Cette tranchée équipée de créneaux de tir est sinueuse pour éviter les tirs en ligne.

Tranchées et boyaux.


"Voici  nos tranchées. C'est un ensemble de taupinières crevées, un chapelet de trous, une dévastation, un chaos.Quand nous voyons les débris informes, les sacs à terre pourris, nos abris si peu solides, nous envions les forteresses de béton allemandes... "

Créneaux de tir renforcés de sacs de sable, de paniers de bois tressé remplis de terre et de rondins de bois. La tranchée française était très proche de la tranchée allemande. Une vingtaine de mètres parfois.

Soldats français à côté d'un crapouillot qui servait à tirer des obus.

Un guetteur français observe la tranchée ennemie à quelques mètres en face. On voit sur son col un numéro qui indique qu'il appartient au 27ème régiment d'Infanterie.

A travers les meurtrières, on aperçoit la tranchée allemande.

Créneaux de tir français  vus de la tranchée allemande.Les tranchées françaises et allemandes étant très proches l'une de l'autre. Il fallait donc être très prudent.

"Les lignes française et allemandes se touchent, les guetteurs sont nez à nez, la moindre imprudence, une minute d'inattention, une tête qui dépasse le parapet et c'est la mort ! L'échange de torpilles, de grenades, d'engins meurtriers ne cesse ni jour ni nuit. A tout instant, l'air est sillonné d'obus de tous calibres, les tranchées sont bouleversées, comblées, retournées... Et les attaques se succèdent, les mines sautent... En quelques mois, le régiment a laissé à la Croix Saint-Jean 11 officiers et 500 hommes. "

Les plaques de tôle  protégeaient  les soldats des balles et des éclats d'obus.

Lorsque les ennemis attaquaient, les fils barbelés accrochaient leurs habits.

Cette niche servait à s'abriter

Sur cette photo prise d'un abri, nous voyons un soldat qui se fait raser.

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